Bilbao aux écuries

Publié le par Pierre Giorgi

Bilbao aux écuries

Un premier article l'annonçait en octobre, Bilbao est arrivé aux écuries. Poulain, il avait été débourré par un professionnel très axé sur l’approche éthologique. Il est très en confiance avec l’homme, ne craint pas d’être attaché, donne ses quatre pieds accepte la selle et le filet sans rien dire, et porte un cavalier aux trois allures, avec une direction un peu floue.

Bilbao aux écuries

Les premières semaines ont été passées surtout à se promener en extérieur. Bilbao va en fait mieux dehors que sur la carrière, où il est toujours à l’affut d’une petite bêtise, alors que dans les chemins, il est très zen.

Bilbao aux écuries

Petit à petit Bilbao prend de la force et de l’énergie et parfois à la longe donne quelques coups de cul gentils. Puis au bout d’un mois environ, il explose littéralement au bout de longe, comme un cheval que l’on sellerait pour la première fois. Cela arrive souvent avec les jeunes chevaux, qui dans un premier temps sont un peu inhibés par toutes ces nouveautés qu’on leur propose, puis qui petit à petit reprennent leur caractère joyeux.

Bilbao aux écuries

Quand on en est à ce stade, cela veut dire que le cheval est prêt à accepter un travail un peu plus intense. Les séances passent donc d’une quinzaine de minutes à une demi-heure.

Cette phase du travail du jeune cheval consiste à construire un rapport sain avec la main : le jeune cheval ne doit ni craindre le mors et donc la main du cavalier, ni forcer outre mesure contre ce mors qui parfois contrarie ses mouvements naturels. Donc dans un premier temps il s’agit d’ apprendre à Bilbao qu’ il peut prendre le contact et qu’ il peut aller aux trois allures, posé gentiment sur son mors et en suivant à peu près les lices de la carrière. Aucune attitude n’est demandée, je m’attache seulement à ce que Bilbao ne se place pas trop bas, car chez les jeunes chevaux cela s’ accompagne la plupart du temps d’ un cheval sur les épaules.

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Au bout de deux mois cette phase prend fin et je passe à la suivante, commencer à apprendre à Bilbao à donner de la souplesse à son encolure tout en allant au trot gentiment. J’ai préparé cet exercice à pied en lui apprenant à donner des flexions encolure lorsque je tends une rêne. Au petit trot de travail, Bilbao prend donc l’habitude de donner légèrement son encolure d’ un côté puis de l autre, cela lui donne de la souplesse, et son trot devient donc plus ample et plus rythmé. Cette facilité à se déplacer s’accompagne alors d’un début de mise sur la main, notre petit cheval commence doucement à s’arrondir. Parallèlement à cela Bilbao apprend les aides de jambes qui déterminent, du trot, les départs au galop. Comme il est malin, il comprend assez vite que la jambe extérieure qui se recule veut dire galopade.

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Pourtant, il fallu faire quelques séances de désensibilisation car Bilbao craint une chose par-dessus tout, c’est de croiser des chevaux qui galopent. Avec Emmanuelle, une cavalière que je fais travailler depuis quelques années, nous avons fait des séances de «croisements» au cours desquelles nous l’avons habitué à croiser un cheval au pas, puis au trot, puis au galop, et ce de loin, de plus près et enfin de très près. Le dernier stade n’est pas encore parfaitement assimilé et Bilbao reste un peu craintif. Pour le moment la progression est satisfaisante et notre petit bai brun semble se plaire aux Ecuries du vallon.

Bilbao aux écuries

Publié dans Équitation de travail

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